• Voix off....

    Les jalousies à peine closes filtrent la lumière. Devine-t-on derrière, les femmes à l’abandon, Soeurs de Sang ou Nus Lunaires ? Combien d’étreintes simulées dans la chaleur des lieux hantés ?
    Et passe le visiteur, voyeur curieux ou bien s’immerge.
    Dans les cartons, trésors cachés, dames endormies et blancs bruyants à l’arrière- plan.
    Blanches encore, les voiles palpitent dans la chaleur du jour d’été comme des draps frais au fil pincés. Et claquent sous le vent d’un soir, prêtes à larguer tous leurs amarres, et dissimulent ou bien révèlent l’arbre qui tend au bout du ciel, son tronc, ses branches articulés. Dispositif à engrenage pour qui s’embarque pour le voyage. Prêt à voler, prêt à surprendre, un nouveau rêve à l’arrière-plan de l’au-delà.


  • Nous marchons dans leurs pas, aux empreintes depuis longtemps effacées.
    Profitons de l’ombre des murs bâtis autrefois pour dire leur grandeur,
    Nous les laissons cuire sous le soleil de plomb qui s’abat sur leurs images érigées
    Ou moisir au fond d’une crypte qu’on ne vient visiter que pour sa fraîcheur.
    Leur image fait du bien
    Leur histoire candide est cruelle
    Et pourtant si belle
    N’est-ce pas mon Julien ?

    Brioude le 16 juillet 2013 - Café de la Renaissance - 16h 05.


  • sourire
    Bonjour / avec plaisir / assurément / je vous en prie / je suis là pour vous aider / volontiers / merci / à bientôt de vous revoir

    M... M... M...
    retour à la maison
    plus besoin de faire semblant


  • depuis peu la mer s’est installée à Brioude
    calmement avec une indifférence rare
    elle a dévoré l’Allier
    englouti ses galets
    noyé les chemins
    les rues jusqu’à Saint Julien

    sur le parvis je traînais des soirées divines
    les mouettes sur le clocher on devine
    l’ambre d’une nouvelle Camargue
    le murmure des grands deuils
    je me perds dans cette ville
    qui n’a jamais aimé les vagues

    et le sel impertinent ronge
    en riant les anciens mensonges
    chaux blanche lave pourpre et pierres noires
    j’étais debout enfant la nuit sur ce continent
    et déjà en arrière-plan

    la marée était noire

    ThIAN


  • Petites mains, grandes mains, mains de bénévoles


  • Moi de face dans le miroir mural, avec derrière moi mon armoire et sa glace.

    Dans le miroir, et la glace dans laquelle j’aperçois en premier plan mon arrière plan, et en arrière plan mon premier plan.

    En cherchant bien je devine dans le miroir en premier plan, mon premier plan de mon arrière plan, et en arrière plan l’ arrière plan de mon premier plan.

    En scrutant bien je..je je..ne vois plus que des plans arrières de mes premiers plans et des premiers plans de mes arrières plans ; un tambour raisonne dans ma tête "rantan plan plan plan" arrière plan plan plan. J’en suis tout plan-plan

    Je vous assure docteur que je ne suis pas fou. Mais quand j’avance vers le devant de mon plan, et que je fais demi-tour je m’enfonce dans l’arrière plan de mon devant., et plus je tourne et plus tout devient flou ! Quoi ? Je suis un fondu enchainé............
    Au Secours


  • Je suis encore au Portugual avec Illidio et Adélaïde.
    J’ai du mal à sortir d’un livre dans l’ombre des oliviers.

    AP : Si je devais me délocaliser, vous vous rendez compte !
    -Està aqui ?
    - Si.

    Aucun goût pour les peinturlures.
    Rien n’accroche.
    La musique de la langue espagnole
    De l’autre coté, les saints tournent en boudin.

    AP : Tu as vu l’état de mes mains ?
    Il a voulu les photographier. Faut le vouloir
     !

    Mains : Mes angles rongés. Les doigts, longs, fins. La chaleur fait ressortir les veines bleues. L’alliance. Signe. Coupée en deux.

    AP : Sa voiture, c’est un os !

    La mobylette. La mobylette s’arrête rue Sébastopol. On entend à nouveau le cri des oiseaux. Dans la caisse rouge attachée derrière avec de la corde en plastique, l’homme poilu, moustachu, ventru prend le petit chien dans ses bras. D’un pas lourd, incertain, il entre par la porte verte. La sonnette tinte. L’enseigne "L’aristochien" flamboie dans la lumière crue de l’après-midi. Il fait trop chaud pour que j’attende de voir qui du maître ou du chien aura la plus belle coupe.

    AP : - Et ce violon, Alala ! Il est superbe ! Et ces couleurs ! J’aurai du mal à choisir, moi !

    C’est vrai, un violon qui ne joue pas, c’est apaisant.Juste la lumière dessus, douce, qui attend le soir.

    AP : C’est vraiment de toute beauté ! Dit-elle en passant au pas de course.

    Fin

    AP : Arrière plan


  • - quelle chaleur dans cette salle !
    il fallait s’habiller ?
    c’est qui lui avec son costume ?
    mais les peintres ne sont pas là ?
    Oh que c’est long et en plus il articule pas !
    Allez on se lève tous pour rejoindre le buffet froid, et avec la fanfare !
    Chouette, t’es là toi ?

    - oui, viens, y a de la pizza à côté du jus de pomme, et surtout ne mange pas les
    cacahuètes, j’ai entendu dire que c’était plein de bactéries, les messieurs ne se lavent
    pas toujours les mains après être allés aux toilettes...

    - viens voir l’arbre articulé, quand tu tournes la manivelle les branches s’animent, incroyable !

    - mais qu’est-ce que t’as ? tu pleures ?

    - regarde...ce bleu, cette lumière... c’est comme si les couleurs me piquaient les yeux, j’ai le coeur qui bat plus vite, j’ai chaud et je tremble...

    - ouh la la ! il te faut une part de pizza toi !


  • En coulisses, elles s’affairent
    reine et ouvrières
    ruche bourdonnante
    au jour J, ruche rutilante
    La ruche a oeuvré
    tout au long de l’année
    dans la presque obscurité
    Soudain c’est l’été
    le nectar attend les vacanciers
    les vacanciers sont arrivés
    pour savourer
    le nectar de l’art.


  • L’atelier…
    Tout avoir à portée de main.
    L’eau, les pinceaux, les pigments,
    les chiffons et quelques autres outils qui,
    suivant l’inspiration, suivant l’intention, varient.
    S’installer dans le silence
    laisser venir ce qui vient
    laisser aller la main sur le papier
    accepter l’œuvre de l’eau,
    maîtresse des lieux.
    Attendre. Avec patience. Avec humilité.
    Voir. Reculer un peu.
    Respirer.
    Continuer. Nuancer.
    Les couleurs se marient, se superposent.
    La main trace. Ou balaie la feuille.
    Les heures passent.
    Pause.
    Revenir. Regarder d’un œil neuf.
    Retoucher.
    Garder….ou…jeter…


  • Expressions :
    Prendre à deux mains - La main basse - Sac à main - Poignée de main - Avoir la main - Se donner la main - Clefs en main - En un tour de main - Marcher main dans la main - Tendre la main à quelqu’un - Demander la main - Preuve en main - Faire main basse - Prendre en main - Avoir sous la main - Main de fer - Revers de main - En venir aux mains - Homme de main - Attaque à main armée - Ne pas y aller de main morte - De la main à la main - A pleines mains - Fait main - Avoir la main légère, la main lourde - Prêter, donner la main - Avoir les mains libres - Forcer la main - Se frotter les mains - Main courante - Main d’oeuvre - De main en main...


  • la Vérité
    du reflet
    s’enfuit
    du lieu sacré
    bouscule
    la pierre
    une idée d’avenir
    ouvre
    son aile
    rouge
    sur le miroir
    céleste
    la chambre
    sur le toit
    invite le passant


  • Caressée par un rayon de soleil en cette belle journée d’été
    Elle y est entrée
    Quiétude, douceur, sérénité
    Saveur de couleurs et d’amour
    Stopper un moment la course contre le temps
    Se recueillir, se ramasser, se reposer
    Dans ce lieu de silence
    Et en arrière-plan la lumière.


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