• Vacances, vacancier : cette année je m’y mets dans la peau

    Affinez votre silhouette pour vous mettre en maillot de bain. Le reflet du miroir de la salle de bain n’est pas à mon avantage. Régime, enfin surtout celui du porte monnaie !

    Charles Trénet chantait « Nationale 7 », on s’y traine alors je prends l’autoroute. Les péages et les carburants ont augmenté à la veille des grands départs...bizarre coïncidence !

    Bouchons, ralentissements, queues interminables sur les aires de repos et aux péages. Bref payer pour faire du sur-place, étonnant non ?

    Location douteuse « Comment ça on ne voit pas la mer ? Penchez vous au bout du balcon, agrippez-vous à la corde à l’angle et en vous penchant bien, vous la verrez. Attention à ne pas tomber comme mon dernier locataire ! »

    Plage de sable ou de galets ? Toute sa surface est recouverte d’un patchwork de serviettes de bains sur lesquelles des milliers de lézards, allant du blanc porcelaine au cramoisi brûlé, s’enduisent de crème solaire aux indices fantaisistes.

    Avoir accès à l’eau est plus dur ici qu’en plein Sahel ! Il faut en écraser du mou, du dur,du gras du maigre, du achtung, attenzione, aandacht....Arrivé enfin, drapeau rouge ! Mince des requins ? Non des méduses.

    Dans les bouibouis du bord de mer, holocauste chez les moules. Des millions de moules sont sacrifiées sur l’autel du menu unique : moules frites.

    Des glaces aux parfums envoûtants : chamallow, bounty, mars, lune..Non pas celle-là, ....toutes artisanales « Et voui mon bon monsieur, je verse la poudre dans un bac, je rajoute de l’eau, je fouette et je la place au freezer ! Du fait maison »

    Des produits régionaux fabriqués en RDC « Tu vois bien chéri que c’est fait chez nous, ils travaillent au Rez De Chaussée » « Té couillon, va ! »

    Ah quelles belles vacances !


  • Bonjour toi !

    Vacances culturelles
    A travers la biennale d’aquarelle
    Voyage au sein des couleurs
    Parsemé de fleurs et de douceurs
    Spectacle ininterrompu
    Où le temps semble suspendu
    Assoiffée par trop de chaleur
    Essoufflée de t’avoir attendu
    Toi qui n’est pas venu
    Pour un partage de bonheur et de bonne humeur
    L’artiste elle, elle est partie en pleurs
    Elle était fatiguée et n’a pas su capter cette vérité fugace
    Pour l’immortaliser sur le papier
    Il faut regarder les choses en face
    Ardentes pensées
    Et tendres baisers.

    Signé une femme abandonnée !


  • au pied d’un Christ en croix

    elle croque l’air frais du matin
    il prie (?) les yeux mi-clos ou récupère d’une longue randonnée matinale en vélo

    plus d’horaires !
    à l’heure habituelle du petit déjeuner
    elle dessine / il somnole
    qu’en sera-t-il de cette journée ?

    c’est juillet quelque part en Auvergne
    les vaches vaquent dans les prés
    la journée des festivaliers s’étire
    comme si elle ne devait jamais finir...


  • portes et volets fermés
    toile d’araignée...
    quand ont-ils mis les voiles ?

    lieu vacant / dans cité investie / par artisans de la toile

    à ma table / je rumine
    qu’y a-t-il...? quel secret...? quel mystère...?
    derrière portes et volets fermés / à toile d’araignée


  • ça va ? ça vient, ça vaque...

    ça vaque, ça croque. ça croque dans l’ombre, en plein midi, perché sur les marches d’ici, de là. Caché sous un porche, ça croque. Ça croque en stock...Des couvre-chefs : un rose, des blancs, un noir à larges bords..des chapeaux chics, des chapeaux choc ou cloche...chapeaux de paille, ceints d’un ruban...
    Ça croque en jambe... bâton de marche, chaussures aussi..ça croque Igor ! Sacs à dos, espadrilles estampillées coca-cola...craquantes...et lunettes noires et yeux curieux en arrière-plan ! Ça vaque et ça parlotte." Moi, c’était de l’autre côté"."Celle- là, là-bas" Où ?""On ne voit pas tout de suite"."Il est là ,le trait"."Si vous grattez un peu".."Moi, ce que je trouve bien, c’est de se mettre en danger"."Lana..un joli nom pour un papier".
    Ça croque, ça signe...Ça vaque, ça crisse ...ça cygne et ça se signe...Ça craque aussi le vieux parquet comme la statue articulée."Merci pour le truc".. Vrai troc de trucs. "C’est vous l’artiste ?"
    Ça coq aussi chez moi,et ça échasse, Poule d’opale,ou Poule Interloquée ! Cric, crac, croc...Sur un mur qui picore...
    Ça croque en bouche sur le parking, ça casse-croûtede la carotte.
    Parfois, ça dit "bonjour !"..mais pas toujours...Ça tourne la tête...Et crotte !
    Ça vaque, ça vient, ça croque..
    Ça pique une carte à la va-vite...
    Tic-tac, ça sonne et moi je vaque en vrac...Et toc !


  • Les enfants vaqueront le 5 juillet 2013
    la rentrée est prévue le 3 septembre 2013
    l’école est finie

    chapeau - soleil - sable - drap de plage - sel - embruns - coquillages, crustacés, dégustations - repas - vin blanc - ballon - fraîcheur - glaçons - parasol - crème solaire - UV - chapeau ...


  • On aurait pu
    passer de salle en salle, marcher vite presque courir pour ne rien laisser échapper, cocher les heures des démos, se repérer sur le plan et pointer ce qu’il reste à faire, porter l’appareil photo autour du cou et à bout de bras le sac orange criant, rose bonbon, vert acide

    On aurait pu
    s’agacer de voir les portes fermées à 9h 15 ce matin, demander à son peintre préféré la marque de son papier, laisser échapper un cri d’horreur quand il a ajouté du terre de sienne alors qu’il était évident qu’il fallait s’arrêter, se demander si ça les valait bien, les 5 euros, cette démo, trouver un responsable pour lui dire qu’on entend pas les questions du public et qu’il faudrait un micro

    On aurait pu
    en avoir assez qu’elle monopolise l’artiste avec ses questions / elle se croit toute seule ou quoi / décortiquer les mécanismes de l’arbre et trouver comment ça marche cette rotation, rappeler aux amis qui discutent qu’ils sont devant la porte et qu’ils gênent le passage, observer la tenue de cette femme / comment on peut porter un truc comme ça /

    On est resté à la terrasse d’un café.
    Le corps abruti par la chaleur.
    On a un peu parlé, heureux de se revoir.
    On a marché très lentement, d’une rue à l’autre, en quête d’ombre.
    On n’a rien fait. On a profité.


  • Seule dans les rues,
    J’ai envie de parler à quelqu’un
    Quelqu’un qui me connaîtrait bien
    Quelqu’un à qui je peux dire des chose du profond.

    J’ai rencontré des gens, ils m’ont parlé de grandes idées, de philosophie, de militantisme, la barbe !

    Je veux du profond, de l’humain, de la chair, de la consistance ! Nom de Zeus !


  • Sieste devant l’accueil


  • Temps déroulé tel la laisse...


  • Quand vernis s’accorde avec pétales...


  • Quelle idée des chaussures à petites brides sur ces pavés !! Ils sont beaux (les pavés) mais cette ampoule va m’empêcher toute pensée poétique ou pas.

    Voilà un café malicieusement ombragé. Un havre... je vais me déchausser sous la table.

    C’est toujours pareil j’attends l’été et puis la chaleur... ; ouaaf ….
    vive l’ombre et la sieste.
    Certains dessinent encore au soleil de midi.
    Vive l’aquarelle de nuit !

    Je prends le temps de regarder, de respirer la vieille rue qui se déroule, tortueuse.
    C’est une ville à limonade.
    Quelque chose de la dame à la licorne y flotte. Les dentelles aux fenêtres y regardent passer de façon bienveillante les shorts et les tongs.
    Les nez sont en l’air et le sac à dos bas sur l’épaule.
    Ah oui avec la limonade il y a la carte postale en face.
    Je me lance pieds nus. Les vacances après tout.


  • ne rien faire
    et pourquoi pas se taire
    assise à même la terre
    sur la place du saint Jean
    le corps abandonné au vent
    fermer longuement les yeux
    et regarder les dieux des humains
    marchant main dans la main
    ne rien faire
    et se taire
    assise à même la terre


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