• sans titre


  • cette femme qui parle fort " Oh, j’aime sa spontanéité ! et tu sais qu’il travaille avec un bout de bois ! il est ex-traaa- ordinaire ! "

    un gros chat blanc et noir, nonchalant, se promène au milieu des oiseaux d’Alba.

    Des sourires béats
    des moues dubitatives
    des regards perdus
    des visages penchés sur un côté
    des bras croisés
    des lunettes sur le bout du nez
    des pieds qui traînent
    une cadence fuyante

    et là, encore le gros chat blanc et noir ! il vient se frotter à mes jambes ...
    oups ! m’a planté ses griffes dans le bras !


  • Initiatique
    Nébuleuse,
    Veuve noire
    Envenimée,
    Notre étrange
    Tribulation
    Arrive à bon port...
    Imperceptiblement, le
    Rangement l’
    Emporte...


  • Toujours au chevet des Etourneaux déchaînés et autre Oie à Tête Barrée

    Oui, parfaitement, elle mérite d’être jetée la photo inutilement volée. Le reflet du verre l’aura gâchée. Bien fait ! Et avec elle, le vieux post-it collé depuis des lustres sur mon chéquier déchiqueté. Voilà...On fait son ménage.
    Les noyaux de cerises qui hantent la poubelle seront rejoints sans trop tarder par ce chewing- gum qui ne trompe pas ma soif ! MA SOIF !
    Et aussi la petite phrase qui me dit" Ah ! tu es là ! " Nan...je suis la gardienne des oiseaux de Franck. Et nan ... je ne suis pas Franck.!
    A la poubelle aussi tous ceux qui parlent, qui parlent qui parlent et jamais ne partent.

    On rangera soigneusement dans un petit coin de sa tête , le cliché autorisé. Merci Monsieur l’artiste. On gardera quelques vrais sourires, et d’autres à peine esquissés Celui un peu narquois quand même, de l’homme qui gentiment m’aida à retrouver L’Oie, celle à la tête barrée. Là, juste en face de vous... Hum ! Un regard appuyé... Noir.
    Ceux qui pour Brioude délaissèrent Avignon !
    Ces choses entendues : "Ah ! Oui ! " "Qu’est-ce que j’aime ça"...! Et toutes celles murmurées, chuchotées,pas entendues, pas devinées. Les accords de la guitare de Théo. Le silence religieux qui se fait quand il peint.
    La plus belle porte qui devant soi, soudain s’ouvre...Curiosité récompensée !
    Des mots justes dits. Justement ceux qu’on aurait dits. Un nom, un temps passé sous silence, dans le silence d’un office ...ces choses qui nous secouent par leur présence.


  • Inventaire de comptabilité au Café Lecture


  • Aujourd’hui, j’ai gagné au loto...

    Il est temps de faire l’inventaire de ma vie
    Petit, je voulais voyager autour du monde
    Plus tard, je voulais devenir vétérinaire
    Plus tard encore, je voulais apprendre à faire de l’aquarelle,
    Adulte, je voulais deux enfants...

    Inventaire incomplet, non accompli
    C’est décidé je fais une nouvelle liste :
    - partir en Inde puis au Canada
    - m’inscrire au cours de Montécot
    - faire un stage chez un véto
    - avoir deux... là c’est déjà trop tard...


  • Inventaire des couleurs, portraits présents à la biennale

    Duflot, Cohn Bendit, Bové : inventaire à l’apprêt vert
    Mao, Hô Chi Minh, Kim Jong-Il : l’apprêt jaune
    Bokassa, Mandela, Obama : l’apprêt noir
    Lenine, Staline,Poutine : l’apprêt rouge
    Zidane, Henry, Ribery : l’apprêt bleu
    Noe, Arche, animaux : l’après-moi le déluge

    la danse des œuvres bigarrées des aquarelles au bal du daltonien....

  • inventaire

    quand on peint
    on ne peut pas
    avoir des certitudes
    ça trouble les reflets
    quand on peint
    on ne peut pas
    atteindre des pays inventés
    on s’y perd
    quand on peint
    on ne peut pas
    saisir l’instant
    il coule
    quand on peint
    on ne peut pas
    sauver l’eau
    captive de la feuille
    quand on peint
    on ne peut pas
    fendre les pierres
    y trouver l’évidence
    quand on peint
    on ne peut pas
    plonger dans l’écume
    des vagues
    quand on peint
    on ne peut pas
    manger le soleil
    comme un oeuf
    quand on peint
    on ne peut pas
    boire le ciel
    avec une paille
    on peut
    entendre les couleurs parler de tout et de rien
    aimer la symphonie inachevée du pinceau
    accepter le réel qui vacille
    tirer le diable par la queue
    avoir la berlue.


  • Il est à la biennale, c’est un artiste et voilà l’inventaire de sa salle ! Il y a même des bonbons !



  • il y a ceux et celles qui peignent
    le coeur au bout du pinceau
    il y a ceux et celles qui écrivent

    l’âme au bout du crayon
    attablés au bistrot
    ou reclus dans un coin
    juste une feuille blanche
    et trois autres jaunies
    un crayon mal taillé
    tellement il gribouille
    tellement il rature
    un verre toujours vide
    un cendrier toujours plein
    quelques miettes de biscuits
    parfois un moineau qui s’arrête
    pour attraper la miette
    un soupir
    parfois une larme
    qui vient brouiller le mot
    et des mots à la pelle
    qui s’entremêlent
    qui frappent à la porte
    où donc est la clef
    ne manque
    que la queue d’un chat
    pour tout effacer


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