• Dans l’irrégularité des galets,
    / terre instable, sans prise ni repère /
    un fil tendu immatériel
    trace une ligne, ténu chemin
    Parfois le ferme n’est que chimère
    Parfois le guide est éphémère

  • y,a de la marge jusqu’à la nuit
    temps distendu
    délai,distance
    du matin au soir occupée
    je rêve de m’assoir au frais
    de regarder le mouvement
    dans le silence ;
    je m’extrais de tous les échos
    je ventrebulle
    je suis assise au bord de moi
    en compagnie du bord du soir
    C’est vendredi,une limite,une fin,un début
    on se regroupe ,on se mêle,on àcessoirise.
    je regarde ,étonnée, depuis la rive
    un pied en dedans l’autre dehors
    je traduis l’eau de la fontaine
    j’émulsionne dans la couleur
    j’éclabousse, j’asperge loin
    et je m’abrite dans un coin.


  • Reflet
    posé
    sur la marge du puits
    elle
    la peinte
    sans mot pour crier
    ni pinceaux
    ni couleurs
    sans mélodie à peindre
    elle
    sans note
    en marge
    des bleus plein à l’âme et tant de bris aux os
    de verts embués
    sanglote dedans.

    Lui
    des bruits plein les yeux et tant de bleus dans l’eau
    le peintre
    en marge
    à fleur de papier
    pour elle
    enrage
    griffe ses couleurs hurle ses pinceaux
    révolte
    émarge de bleus
    la feuille
    coupe son oreille
    en rage
    mitraille de jaunes
    ciels de nuits
    jonquilles
    et brassées de blés
    en nage ruisselle
    grisé
    embrase de rouges
    les ombres d’elle
    la peinte.

    Elle
    timidement
    dedans
    attends
    son heure de peindre
    en marge
    un mot
    pour lui
    le peintre
    aux yeux tant teintés
    et les doigts si bleus
    d’un amour en cage


  • Me rendant d’un pas guilleret place aux herbes pour une soirée poétique, je mis malencontreusement mon pied dans un étron de ville, bien calé entre deux pavés. Place aux merdes alors !
    Je connaissais l’étron des champs appelé vulgairement bouse de vache, mais là en pleine ville : une merde de chien sans doute, à moins que, mais je n’ose y penser !
    Ma déconvenue fut de courte durée, car pied gauche.........merde ça porte bonheur ! Vite je filais vers la française des jeux.


  • EN MARGE

    Lui il est en marge du festival d’aquarelle
    Lui il est en marge de la société
    Echoué là comme une chaloupe à la dérive
    Que la mer a rejeté
    Pour lui les lumières se sont éteintes
    Sa vie n’est plus belle
    Les couleurs se sont délavées
    Délayées par trop de larmes versées
    Et pour oublier
    Il est là sous le porche de la place aux herbes
    La tête entre les mains, le regard caché
    Il dort pour ne pas penser.


  • Silence chuchoté

    Par les pierres de la Basilique
    - témoignage des temps anciens,
    Silence d’une autre époque
    Conjointe à une forte présence ;

    Silence réprobateur
    Des gargouilles pour intimider le spectateur,
    Silence enchanteur des vitraux
    qui nous content une autre histoire ;

    Silence chargé
    Des pavés
    Tout autour
    - Garants
    De la continuité
    Dans le temps -,

    Silence des amoureux
    Sur la place admirant,
    La magie de l’invisible orateur.


  • aquarelles et écritures à partir d’un herbier dans la ville...




  • Cabinet de curiosité :

    - une charentaise oubliée
    - une araignée déséchée
    - un kleenex usagé
    - plein de rêves non réalisés
    et des moutons lainés
    tout doux
    dessous mon lit
    toutes les nuits


  • insolite ?...


  • Du haut du muret
    poils de loup
    grains de cobalt
    coquilles d’oeufs
    du bas du muret
    tongs tressés
    pieds nus vernis
    pavés oubliés


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