• Toiles tendues
    au-dessus de la rue grouillante
    éclats de voix, étal chargés
    La puissance des rayons
    les couleurs exacerbées
    remplissent l’oeil


    Dans l’éveil d’un matin
    langue de lumière
    lèche les galets
    du passage de Mandrin


  • Au bout du tunnel
    Petite lueur
    Petite étoile
    Au bout de la nuit
    éclair qui scintille

    Au fond de ma nuit
    espoir qui luit
    Pourquoi ?
    Pour qui... pour moi.



  • Percée de lumière, 20 juillet 1813

    C’est ta nuque, au jardin, à l’ombre de la vigne percée d’un rai de lune
    que j’ai rêvée ma mie
    le matin que sonna ma mort sur l’échafaud
    mais nul ne le saura
    et ne la peindrai plus…


  • Dans la nuit d’un vaisseau
    de pierres interieures
    Aux interstices de l’âme amère,
    la lumière perce la rétine
    du visiteur hasardeux

    Aveugle,
    il regrette alors la miséricorde en croix
    et la nuit amicale.

    Recouvrez, s’il vous plaît, de justes ténèbres
    la misère accablante de nos humanités.


  • Transparences de voiles jouant entre l’ombre et la lumière
    Légèreté
    Cabinet intime de curiosités
    Insoupçonnées


  • un éclair dans tes yeux
    l’orage dans mon corps
    la foudre est tombée près du coeur


  • quelques notes de violon
    quelques notes d’accordéon
    ont illuminés
    à la Clef
    une belle soirée
    beau concert de plein été
    et fin de Chabbat
    lorsque trois étoiles sont nées

    la lune m’a raccompagnée
    lorsque je suis rentrée
    de Pitchipoï - le "Pays de nulle part"....


  • Parce que "la lumière tombait de toit"


  • Volets mi-clos
    sur tes paupières fermées
    lueurs entre tes cils
    de l’aube fragile
    coulent mes baisers
    sur ton corps chaud


  • Au bar de Jeannot, Mimile en terrasse, à l’ombre, voit un carnétiste sortir son matériel et commencer à tracer quelques traits. Un trait de lumière illumine le pif de pochetron de Mimile, l’oeil globuleux.
    « Dis donc Jeannot, monsieur veut me croquer le portrait, apporte donc quelques verres colorés. Un blanc, un rosé puis un côte du rhône rouge, et un kir mûre »
    - Pas de problème mon Mimile. Tu veux pas un jaune, un perroquet, une tomate ?
    - Si, et comme monsieur aime les couleurs, double donc les doses
    - Pas de problème, c’est comme si s’était fait ! »
    Quelques temps plus tard, le carnétiste, content de son œuvre, range ses affaires et jette un dernier regard à Mimile, la tête dans les bras, affalé sur la table de bistrot, ivre mort.
    De retour à l’espace des carnétistes, il dévoile son oeuvre : une terrasse de bistrot avec une table et deux chaises vides, un rai de lumière séparant la table en deux lunes, éclairant un rosier grimpant à l’arrière plan.


Les flâneries poétiques, qu’est-ce que c’est ? | Comment participer ? | Droits d’auteur | Partenaires
SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0