• Brioude, vue de loin

    passé devant ce palais de roi
    Coeur en hante encore l’apparat
    mais la Reine le délaisse
    pour un de ces hommes bleus

    étendu peut-être
    lin indigo murs d’organdi
    toit de toile écrue
    maison de prince autant qu’habit

    du désert il n’a gardé
    qu’un scorpion séché
    et un lourd secret au fond de sa bouche


  • Bleu, rien ne vient.
    Commencer par une liste et solliciter une artiste pour cet inventaire : bleu de cobalt, outremer, phtalocyanine, céruléum, bleu de Paris, d’Anvers, de Chine, de Delft, indigo, turquoise de cobalt, cendre grise...
    La parole se délie. Plus le pigment bleu outremer est broyé, plus la teinte sera claire jusqu’à la transparence... que pour obtenir un bleu nuit, presque noir, on lui ajoute une pointe d’orange, sa complémentaire.
    Le bleu devient matière, il ouvre l’espace.
    Si on pose le bleu en aplat, on n’obtient aucune profondeur. A l’horizon, la teinte est pâle avec la réverbération due à la rosée, aux poussières. Au fur et à mesure que l’on monte, on rencontre l’envergure spectrale : turquoise, cobalt, violacée, outremer.
    La couleur devient dimension.
    En sortant sur la place, le temps s’immisce dans le bleu.
    La façade de l’ancien café, sa teinte que pluie et soleil ont usée, les craquelures qui dévoilent le bois que des champignons ont bleuté. Baissant la tête à quelques pas de là, le camaïeu de bleu grisé des pavés.
    Le bleu se charge des ans, une nuance bleu d’antan.


  • Sous le ciel bleu de Brioude, les aquarellistes peignent les majestueuses courbes des montagnes que l’on aperçoit depuis l’esplanade située près de l’Hôtel de Ville.
    La palette des couleurs chante les bleus ; ciel azur, eau bleue pâle où les libellules se mirent, bleu d’Auvergne pour le régal des yeux et le palais des connaisseurs de fromage !
    Parcourant les ruelles, parfois vous voyez sur les maisons quelques azulejos représentant soit une scène biblique, soit des oiseaux décorant ainsi les murs colorés de ces habitations.
    C’est le meilleur remède au bleu de l’âme de lever les yeux vers le ciel si pur, si éclatant de lumière. Ecoutez les mésanges bleues chanter dans les arbres verts aux beaux jours vous réchauffe le coeur.
    La nature est si proche que la symbiose entre l’être humain et sa terre mère devient une évidence.


  • BLEU

    entre d’Auvergne et des Causses
    drapeau et franc
    pétrole et canard
    ciel et marine
    outremer et nuit,

    le "train bleu" de mon enfance
    la kermesse "bleu" à l’école, la plus belle
    "la maison bleue" là-haut
    "les volets bleus" en chemin


    Pourquoi pas le sang bleu, l’herbe bleue, les hommes bleus, les Gauloises bleues, la Grande Bleue ? et Barbe Bleue, bien sûr

    Et puis il y a
    Bleu
    tout petit hameau près de St Vidal le long de la 102

    Chantal
    Bleu
    43 St Vidal

    J’aimerais... je rêve...


  • Brioude
    Lascive
    Enigmatique
    Uniformément belle

    Azurro…Adriano Celentano…l’Italie
    « Azzurro
    Azur,
    Il pomeriggio è troppo azzurro
    L’après-midi est trop azur
    E lungo per me
    Et longue pour moi


    « Cerco un po’ d’Africa in giardino,

    Je cherche un peu d’Afrique dans un jardin,
    Tra l’oleandro e il baobab,
    Entre le laurier-rose et le baobab »

    tanti anni fa…

    Giotto et Fra Angelico
    bleu céleste

    pagnes des femmes africaines
    indigo

    mer et ciel de J.M. Scotti
    bleu de cobalt
    ou d’ outre-mer ?

    …j’ai quelques bleus à l’âme
    Sur les lèvres un air de blues
    je vois la vie en bleu
    aujourd’hui à Brioude
    Oh Mamy Mamy blue !


  • 23 Juillet 2013
    Bleu
    Ne tente pas le diable !

    Gros bleu :
    (Et à l’âme aussi)
    Blême, je l’ai croisé, en marchant vers le Paradis, du moins sur la place qui porte son nom sur un émail de nuit, entre Remparts et Saint Genest. Quelle guerre l’a déchiqueté pour partager sa pinte avec un escalier de pierre et personne d’autre ?...

    Petit bleu
    d’antan
    que nul ne recevra jamais plus ni ne lui portera, s’envole loin, trop loin en un tourbillon de feuilles tombées trop tôt, beaucoup trop tôt… qui annonce le grain ?

    Grand bleu
    du ciel d’orage, lourd , sans air, sans ailes, rien que de plomb, et que le peintre absent des blessures alentours, tente en vain de trouver dans l’infini de sa palette.
    A quel instant précis se dira-t’il : « c’est lui, Je l’ai trouvé, enfin ! », comme le fît l’autre, avant, en son « Ciel étoilé » ?

    Morbleu !
    Ne mélangeons pas tout, il n’en resterait rien !


  • Bleu lac, bleu rivière, bleu lavé
    Bleu lavande, bleu mer, bleu délavé
    Gorges bleues...plumes

    Bleu Tristan, plombant
    Bleu d’Espagne, riant

    Bleu en bandelettes entre les fenêtres

    Bleu turquoise en entrelacs

    Bleu aplat, bleu courbe
    Hanches, anses et entrelats

    Bleu toi(t), bleu roi

    Bleu de ta robe légère

    Bleu pluie, pavés détrempés
    sous la chaleur d’été
    il suffit d’imaginer
    la pluie vite fait, bien fait

    Bleu vitrail comme une faille
    Chaud ou froid, quel bleu tu crois ?

    Il y a des bleus laids des bleus en croûte
    bleus plastique, bleus acrylique
    Des bleus mal aux yeux

    Bleu nounours ou bleu indien
    rien à voir, rien.

    Bleu à la raie des fesses
    n’attire pas les caresses

    Des bleus Scotti
    Où est-ce que j’en suis ?

    Et sans bleu que dis tu ?
    Orange et jaune riants en prose
    Arbres flamboyants
    proches de mon incandescent

    Fleur, fleur, fleur
    couleur outrageant
    Je ne t’aime que dans les champs
    Surement ballotées par le vent
    aspirant le ciel
    bleu.


  • Aujourd’hui, Bleu à l’âme
    lame de Thiers rouge parme
    Brioude, cent à l’heure en ville
    avec un appel d’R tout part en vrille,
    les bleus cachés derrière le platane
    jumelles, moustache provocante en guidon de bécane.
    Sifflet, arrêt immédiat obligatoire,
    signe d’autorité ostentatoire
    dans mon honteux bleu ictère
    tendant vers le vert de peur, j’obtempère,

    Trafiquant de bleu d’auvergne, de bleus de travail
    ils me relèvent les manches de mon chandail
    cherchant sans aucun doute des traces de piqures
    ou des bleus sur mes veines, mauvaise augure,
    Je ne vais pas tarder à être l’héroîne, malgré moi,
    d’un scénario rocambolesque à la Ubu roi.
    Garde à vue, fouille à corps à mon corps défendant
    « Elle n’a pas de hakik » mon commandant
    juste dans son sac un petit livre de poche
    La bicyclette bleue, ça ,se passe du temps des boches !

    Le major au nez veiné de bleu, et à l’haleine de renard
    preuve d’un long entrainement dans les bars
    « foutez-moi le camp et qu’on ne vous revoit plus »
    Sûr je ne reviendrai plus, cela ne m’a pas plu
    Vite la ligne bleue des Vosges à l’horizon
    Au moins là-bas on ne me prendra pas pour un con
    et je trafiquerai des bleus de travail et du munster
    et j’aurai tout le temps de m’occuper de mon hamster


  • Dominance bleu
    Bleu couleur d’azur
    L’immensité de la voûte des cieux
    Teintée parfois de gris, de blanc, de violet

    Ce bleu que l’on retrouve partout
    Même à Brioude, le ciel n’est pas différent
    Il prend des airs d’autres bleus pendant la biennale quand les artistes le transposent à leur manière.
    Dans cette salle cet après-midi, la couleur dominante était le bleu, le fond bleu où était disposé des outils anciens et l’encadrement lui aussi était bleu.
    Même les panneaux où sont inscrits les noms de rue sont sur fond bleu, un bleu un peu indigo
    Et puis n’oublions pas les bleus au coeur, le bleu de la douleur
    Et dit toi qui est tombée, disparu ton bleu ?
    Tu vas te reconnaître
    Ah j’oubliais tes yeux si bleus mon amoureux, je ne voyais qu’eux !
    A vos pinceaux pour illustrer tous ces bleus !



  • Bleus plateaux
    du ciel
    d’Auvergne
    des Causses
    de Laguiole
    STOP - régime
    bleu ciel
    bleu azur
    bleu outremer
    bleu marine
    STOP - vacances
    La poésie c’est bleu cyan


  • Bleu ...? Bleu ....?

    Mais, il est partout autour de nous !

    Bleu du jour ou de la nuit, du ciel, de l’eau ....

    Petite fleur bleue guidant mes pas,
    flânant entre les toiles touchantes de ces peintres livrant leur âme.

    Ce bleu est toujours présent et semble vivre
    grâce à la luminosité du orange, la chaleur du rouge,
    la fraicheur du vert et la profondeur du noir.

    Ne sommes nous pas sur une petite planète bleue ?
    Serait-il alors la douceur de la vie ?


  • Le matin ,on sent encore le vent,je croise sous les platanes une mamie en robe de satin de coton.
    Je n’ai jamais vu des yeux aussi bleus ,deux saphirs scintillants remplis d’âge serein.
    Les souvenirs allumés affleurent,amusés, au bord des cils.
    On l’imagine jeune fille partageant un tandem,son rire clair comme un ciel dégagé,un chemisier pervenche sagement échancré,une chaine, une vierge.
    Un jeune homme lui dit tout bas "t’as de beaux yeux tu sais"
    Arrêtés près de l’eau , ils sautent dans le bassin turquoise, nagent comme deux têtards amoureux au milieu des ajoncs.
    Et fondent , comme un morceau de sucre candi .
    La nuit de lapis- lazuli, les enveloppe dans son voile oriental où la lune sourit. .


  • AU BLEU

    Bleue est ma nuit
    Bleue ma vie
    Bleue mon âme
    Et bleu mon coeur


  • L’encre de tes yeux
    qu’il m’a prédit
    dégage de mes cieux
    que je lui ai souri
    plus bleu
    que le bleu de tes yeux
    je te dis que c’est encore mieux
    quand tu me lâches un peu


  • Le mystère de BB le Bleu de Brioude

    Un matin de juillet, alors que dans le ciel bleu de Brioude le soleil se levait, presque verdâtre, les habitants étonnés entendirent les cloches de la belle église peinte en bleu sonner à toute volée. Aussitôt après, une voiture de pompiers bleu surgit suivie de près par une ambulance blanche aux lettres capitales bleues : « AMBULANCE BRIOUDIENNE ». Puis venait un fourgon de gendarmes aux uniformes bleu foncé. Tous s’arrêtèrent sur la place de l’église entourée de drapeaux bleus. Les ambulanciers, les gendarmes, les pompiers sortirent de leurs véhicules, se mirent en cercle et attendirent.

    Au bout de quelques minutes le maire ceint d’une écharpe bleue (donc sans blanc ni rouge) arriva. Il se mit au centre du cercle et s’adressa à l’assemblée des professionnels à laquelle s’étaient joints les habitants, tous habillés de bleu. Tous avaient l’air fatigués ; de grands cernes bleus sous les yeux. Le maire pris enfin la parole : « nous devons trouver aujourd’hui le responsable de ce qui arrive à cette ville dans laquelle nous sommes nés. Cette ville si attrayante, pleine de couleurs vivantes et magnifiques jusqu’en juin dernier, jusqu’à ce malheur qui nous est arrivé et nous a privés de nos couleurs, couleurs de vie.
    Quel est le responsable ? Pourquoi avons-nous chacun notre tour cédé aux injonctions ? Pourquoi avons-nous accepté ce qu’on nous imposait ? Moi-même, j’ai consenti à enlever le rouge de mon écharpe, rouge, couleur de sang et de désir qui me rappelait tant de souvenirs, j’ai ensuite enlevé le blanc (mais de cela je n’en dirai pas la raison). J’ai mis des lentilles bleues, des slips bleus. J’ai tout de même varié les bleus mais cela est difficile quand on ne peut y ajouter d’autres couleurs maintenant interdites.

    Ce matin, je vous réunis car je viens d’apprendre que le même phénomène arrive à Issoire. Chez eux, c’est le rouge qu’on leur impose. C’est moins grave me semble-t-il, le rouge n’est pas le bleu. Mais les choses ne s’arrêtent pas là. J’ai reçu un mail me disant qu’à Paris toutes les couleurs sont interdites. Seul le gris est autorisé - y compris pour les cheveux. Comprenez que cela élimine de nombreux citoyens : les bruns, les blonds, les roux, les châtains, et mêmes les têtes blanches et les chauves ! Seules les têtes grises ont le droit de sortir.
    Impossible de communiquer avec les autres pays, mais le problème me semble se propager à toute la planète. Nous ne devons pas nous sentir seuls, et nous, à Brioude, qui nous engageons dans toutes sortes de luttes depuis des décennies, il est temps comme le dit un de nos fidèles administrés de changer de cause à défendre. Mais que viser ? et puis, quelle est la cause première de tout ceci ? Quelle est la cause qui nous conduit à accepter cette souffrance alors que la possibilité de tant de couleurs existe… souvenez-vous de votre enfance, de vos espoirs..

    Pour clore mon discours, je vous offre, au nom de la municipalité un grand verre de curaçao. À boire d’un trait, puis nous discuterons. Et si ça ne suffit pas, nous aviserons car nous devons prendre nos responsabilités.


  • Elle s’ était avancée sur ce chemin de cimes, le vide tout autour d’elle, le vide et la hauteur. Elle avait senti, tout le long de son dos, la peur qui s ’ex filtrait par chacun des pores de sa peau. Vertige.
    Au bout de l’arête, au bord de l’abîme, elle s’était alors assise et avait alors laissé glisser ses larmes le long de ses joues blêmes.


  • Ciel, Outremer ou Turquoise, liquide ou minéral....ou encore des mers du Sud.
    Couleurs du son aussi des hommes, des hommes noirs et de leur sang...Klein pourquoi pas ? D’une promesse faite au lointain...Du Bleu, du bleu, du bleu -nuit aussi pour moins de suie, et plus d’envies.


  • Moins bleu tu meurs !
    Bleu d’Auvergne, par de là Brioude midi moins quart quand déjà file vers midi et quart
    se percute sur bleu solide des ciels sereins d’été
    se catapulte jusqu’aux turquoises méditerranéens des rivages turcs
    Normal ! Turquie, turquoise
    Mais rien n’arrête là
    surtout quand on carbure au ciel bleu
    jusqu’à percuter les Hommes Bleus du désert avec leur indigo qui rendent dingues.
    Tout bleu partout avec un cercle jaune flamboyant en son plein milieu .

    Bleu : léger bonheur serein des hautes pressions
    Bleu : et une lumière qui donne du relief à toutes choses
    Bleu : et qui magnifie l’objet tout en réjouissant le regard
    Bleu : haut le moral qui incite à la légèreté de l’être
    Bleu et jaune : pour consoler l’âme humaine qui en a grandement besoin
    Bleu, jaune et rouge : primaires couleurs d’où surgissent toutes les notes de la lumineuse symphonie
    …et le noir et le blanc pour encore festoyer la nuit.
    mais le gris qu’en faire ?
    non surtout pas le gris de limace des temps brouillards d’hiver qui rampent et se traînent d’une semaine à l’autre, des jours gris si sales, comme une enclume sur le cœur, qui nous les font encore préférer le noir de la nuit lorsque tous les chats se retrouvent monochromes.
    …Mais un gris qui nous plaise cela peut-il vraiment se trouver ?
    Si ! un gris auquel on ajoute une lumière de bleu avec certains reflets métallisés…
    et revoici une couleur préférée !
    Chose certaine, hors du bleu, point de salut !
    L’objectif ultime restant, après la consolation, la réjouissance de l’âme.


  • BLEU BIENNALE

    Bleu, bleu le ciel de Provence
    Blanc, blanc, blanc le bateau blanc…..
    Pardon, revenons-en à nos moutons…bleus
    Bleue, la petite mésange au ventre jaune
    Qui s’affaire sur toutes les petites branches des cosmos roses
    Bleu, bleu marine, bleu gris de Payne, l’horizon auvergnat
    Bleu le parapet du pont qui enjambe l’Allier
    Bleu, le fromage. Points de suspension.
    Bleu m’inspire peu ce soir
    Bleu au cœur, bleu aux yeux
    Puis aussi bleus sur le corps
    Il s’accorde avec toutes les nuances de nos humeurs
    Et pourtant, dés qu’il apparaît ciel, il fait des miracles,
    Il ouvre les frontières,
    On l’inspire, il aspire, on l’absorbe au plus profond de nous-mêmes,
    Nous transporte hors du temps
    Le bleu est mon véritable compagnon,
    Sans lui, je ne puis continuer à vivre sur cette terre,
    Il est mon essence, il est mes sens.
    Il peut changer de tonalité, bleu pastel, bleu vert, bleu profond…
    Qu’importe, il est toujours bleu roi !


Les flâneries poétiques, qu’est-ce que c’est ? | Comment participer ? | Droits d’auteur | Partenaires
SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0