• Lire devant un groupe, si possible au moins un œil sur eux attentif et bienveillant.
    Anticiper la lecture, les effets, les surprises
    Adapter le ton comme une musique, accorder la voix comme un instrument juste et rassurant.

    le sérieux des enfants un peu intimidés. Leur observation de "cellequilitquidit".
    Oser un sourire avant que pointe dans leurs yeux de plus en plus étonnés une complicité.
    Entreprendre le voyage proposé à travers monts et merveilles, traverser des forêts profondes, franchir des crêtes, descendre des fleuves....passé cette limite il y a des dragons !

    Un silence ami nous entoure et suit notre route semée d’émotions et de rebondissements. Des gens traversent la salle, nous ne voyons personne car nous sommes en Asie, en Afrique, sur la banquise, au bord d’un océan tumultueux.
    Nous sommes à la médiathèque de Brioude, en Haute Loire, chez les auvergnats, anciennement Arvernes et c’est bientôt l’heure du goûter.

    Des bouches ouvertes, des battements de cils ,le souffle suspendu, un soupir, des rires libérateurs...ouf ! .notre héros a passé l’épreuve….. et nous c’est l’heure du chocolat.

    Pour les huit ans de ma lecture courante, on m’a offert dix livres bibliothèque verte d’un coup.
    Je me souviens de cette pile magique enveloppée de papier kraft beige....un trésor.

    Pour moi, petite fille unique, c’était la promesse de multiples présences autour de moi, de rencontres aventureuses et amicales : j’entretenais, en chuchotant, des conversations, questions et réponses... La porte fermée, en secret. J’organisais la suite de l’histoire, inventais des quiproquos, des engouements, des déceptions et des premiers émois.

    Je n’ai plus jamais aimé lire avec autant de faim, autant de fraîcheur, autant d’attente. Je n’ai jamais été moins seule. Quelle douleur quand la fin arrivée, il fallait se quitter. Peut être sortaient-ils des livres la nuit...
    Ma mère venait éteindre la lampe, j’attendais une dizaine de minutes et rallumais une lampe de poche, j’étouffais sous le drap pour éviter le signal lumineux.
    Mais j’étais en Patagonie avec Jules Verne ou bien j’avançais vers les mines du roi Salomon... J’allais pas me plaindre !


  • mardi 11 juin, médiathèque de Brioude

    Assis serrés
    entre l’air lourd et la pierre froide
    ils attendent parmi l’agitation des voix
    le verdict
    puis le signal du goûter

    Alors,
    chacun fraye
    entre corps et bruits
    pour retrouver le déjà connu

    Elle
    regard au sol
    suit des pieds les empreintes de couleur
    son corps hésite, tangue, cherche l’équilibre
    sans savoir où ça la mène
    cette aventure
    elle se risque
    elle en sourit


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