• Suppose

    Que l’aube et la nuit s’entremêle
    dans une aurore entrecroisée

    Et que je cherche
    dans la forêt des songes

    Comme une nuit s’allonge
    Ce qu’il me reste à trouver

    Comment faire un jour
    Sans te rêver
    Photo Arnaud Denielou
    Photo : Arnaud Denielou


  • Eve a vu le jOur une nuit de pleine lune
    Eve s’endOrt à l’Orée de l’aurOre
    et s’éveille à l’Orée du sOir
    rEVEil
    dans le bleu de la nuit
    elle fait ses nuits blanches
    Eve aspire l’R et cherche l’il
    au milieu de l’O
    elle scrute la mer
    à l’Orée du nOir de son jOur
    et cherche d’ île en île
    elle rêve debOut éveillée
    celui qui inversera
    le jOur de sa nuit
    pOur tOujOurs
    celui qui inscrira
    l’arc-en-ciel
    de sOn R-EVE aux sept cOuleurs


  • On marche
    Elles rythme rapide
    se disent dans une vive respire
    le désir de couper le portable professionnel pendant les vacances
    puis plus rien
    elles sont passées

    Suppose
    que l’on s’installe dans l’herbe
    pour arrêter le temps
    et que l’on observe les feuilles cligner de l’oeil
    à chaque signe du vent

    On marche toujours
    Il son casque avale les oreilles
    regarde au devant
    ne voit rien ni personne

    Ils et elles sous auvant parasol
    autour d’une table parmi les verres
    parlent fort
    pour couvrir les mots des autres

    Suppose
    que rien du bruit du monde ne nous parvienne
    et que l’on soit disponible à la présence de chacun
    à l’évocation de nos demains à la surprise du maintenant

    On marche
    on a traversé la ville sans pause
    on est à destination


  • C’est une lande mystérieuse où se croisent des attentes
    un lieu de nuit opaque
    le temps y flotte sans projet,incertain

    C’est l’immensité noire d’étoiles où l’on voyage
    loin d’un rivage et de ses caps
    les insomnies à l’horizon basculé

    miraculeusement,dans ce ciel cassé, une étoile s’égare
    on la retrouve à l’aube sur le carreau givré
    comme une promesse
    la fenêtre est ouverte
    l’espace où tout chavire
    vers un rêve éveillé

    C’est le delta des possibles où l’eau se calme
    le soleil y a rendez vous avec la lune
    amoureuse et tiède

    une main me frôle ,légère
    j’avance sur la plage satinée des songes
    des éclats de rire d’enfants sur la grève me rappellent ma naissance de poisson
    mes parents étant jeunes
    ils sont parti danser

    ils ont oublié mes nageoires

    je longe le gouffre vidé de son eau verte
    remplie de mort frétillante
    ma chevelure d’algues mêlée au gré du vent
    et je m’envole

    A cet instant,le noir nocturne est radieux.


  • Pour faire un matin
    Prendre une touche de rose nacré un peu de bleu clair gris argenté, un grand bâillement , un petit soulevé de cils, mettre tout ça en attente dans le coin inférieur gauche d’une feuille gris quelconque, laisser reposer quelques instants en remuant les possibles agréables de la journée y glisser un début de sourire un grand étirement et laisser diffuser sur toute la feuille du jour.


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